Nous pilonnons. Car nous partons ?

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RIP. Marie-Claude Peugeot.

Le temps m’a manqué, chère Marie-Claude, pour vous dire que vos dernières traductions sont  splendides.

https://www.leprogres.fr/jura-39-edition-bresse/2018/08/21/son-metier-traduire-et-promouvoir-la-litterature-etrangere

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Ce ne sont pas les livres qui coûtent chers : c’est le stockage (et oui !) et les impôts (Cotisation foncière des entreprises). D’où le pilon : des livres dont aucun exemplaire ne se vend durant trois ans. Disons que les stocks de dix ou vingt livres vont disparaître… Après le pilonnage, on gagne la moitié de la surface. Et on se refait un nouveau bail.

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Ce soir, un film sur Aenne Burda sur la première chaîne allemande : je vais  regarder les deux épisodes avec beaucoup d’intérêt, non seulement à cause de la comédienne (Katharina Wackernagel, superbe) qui l’incarne mais parce qu’il donne une vision des années 50-70 en province de la RFA ; ma mère achetait une des revues de Burda : que l’on trouvait dans tous les points de presse de Moselle et d’Alsace avec ses patrons de couture à découper. Elle habillait les femmes habiles et économes avec des patrons de couture (elles avaient chacune une Singer chez elle). Son idée : réaliser soi-même sa mode ! Elle permet ainsi à des millions de femmes de retrouver la confiance en leur propre valeur, dans les années qui suivirent la fin de la guerre et les difficultés économiques. Le succès fut fulgurant. D’une petite entreprise déficitaire (c’est pourquoi son mari voulait s’en défaire!), elle fait une marque mondiale.  Cette femme discrète est l’une des premières à jouer un rôle éminent dans le miracle économique allemand. A sa mort (il n’y a pas si longtemps que ça : en 2005) elle possédait 267 revues à travers le monde et 68 en Allemagne. Son fils, Hubert, a poursuivi : il en a fait un des groupes de presse (avec Focus) les plus importants d’Allemagne avec le groupe Bild de la Springer-Presse. Et tout ça depuis Lahr et Offenburg! Où sont les métropoles ?!

Hubert Burda c’est la Fondation qui à Offenburg parainne le prix de traduction en donnant un prix à un traducteur confirmé (15000 €) et à un jeune traducteur (5000 €)…  et jusqu’à peu, le prix Petrarque de Poésie ; La Fondation Frieder Burda : c’est bien sûr le musée Burda à Baden-Baden.

Est-ce que le Monde est un journal parisien ? Alors pourquoi peste-t-il contre l’esprit des cultureux parisiens ? Dans le grand article sur la rue de Valois : il y a ceux qui manquent ! Je ne vois pas Catherine Trautmann. Les a-t-on choisis ? Sans doute.

Tous les lundis sur mon smartphone, sur le site de Libération (pas dans le version pa-pier): un poème français: pas expliqué, rien, mais c’est d’ailleurs pas mal.

Un de nos livres, le Rembrandt de  Simmel, a disparu des listes d’Electre… Les livres ne disparaissent pas tous seuls des listes d’Electre : il faut les faire disparaître. Par qui ? Pour ceux qui connaissent le livre : c’est un chef d’œuvre. Certains connaisseurs de Simmel disent que c’est son meilleur livre. Je dis bien : pour ceux qui connaissent le livre, pas pour ceux qui pensent que Simmel a écrit ce Rembrandt, parce qu’il était incapable d’écrire une Esthétique ! Ah ?! Il y en a bien sûr. Même publiant chez moi ! Vous voyez ! Vers la fin de l’alphabet.

Le Conte des contes de Basile publié par Circé : 200 ont été vendu dans les premiers temps. On est resté à ce chiffre durant quelques années. Il y a eu un grand nombre de SP. Seule la presse helvétique a réagi. Le Temps a fait un très grand  papier, et très subtil. On doit être en ce moment à 4000-5000 exemplaires vendus. Et des ventes qui ont eu lieu avant que le film soit sorti : le film a n’a pas eu d’effet prescripteur  sur les ventes. Et il se vend constamment. Pourquoi la presse n’a pas réagi : trop gros, ne connaissait pas ? Peut-être les deux.  Figurez-vous, quand j’ai republié ce livre, un grand quotidien du soir me l’a demandé ! !

Un autre livre publié chez Circé : qui existe dans toutes les langues européennes (les Allemands ont de la chance : leurs grands écrivains romantiques sont aussi de grands traducteurs et ils avaient du nez, ainsi Basile existait déjà en allemand et ce livre-ci aussi). On le considère comme le deuxième plus grand livre de l’Espagne renaissante après… Cervantes ! Ecrit par une femme ! Et boudé par tous les journaux français ! Hans Ulrich Gumbrecht et Juan Goytisolo ont écrit des essais superbes sur elle. L’auteur s’appelle María de Zayas y Sotomayor. Et la traduction est de très grande qualité.

Nous recevons un courrier du CFC (Centre Français d’exploitation du droit de Copie), qui nous rétrocède les droits sur les photocopies. Ils sont très élevés cette année : Pourquoi ? Parce qu’on a fait des photocopies de Sotomayor. Sans doute des profs de littérature comparé sont plus curieux que les journaleux …

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Dans Libé d’aujourd’hui, interview d’Agnes Heller (l’amie de Lukacs) : « Sur la démocratie, on ne peut pas apprendre grand chose de Marx, mieux vaut étudier Tocqueville ou Montesquieu. En revanche  on peut le lire pour apprendre à être scandalisé contre le monde… »

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« Gazdanov jugea prudent d’établir un parallèle avec un poète allemand méconnu, décédé il y a huit ans déjà. “Combien de lecteurs ont entendu parler de Rilke, demanda-t-il, l’un des plus remarquables poètes et écrivains d’Allemagne? Vous l’avez lu et êtes étonné: comment et pourquoi ce nom n’est-il pas célèbre dans le monde entier? ” »

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Walter Benjamin sur Hebel : « Imprégné d’humanisme du siècle des Lumières, Hebel était préservé de ces tentations. Rien de plus éloigné du provincialisme littéraire étroit que le cosmopolititisme affiché des lieux qu’il prend pour décors. Moscou et Amsterdam, Jérusalem et Milan forment l’horizon d’une terre où se trouvent naturellement leur place Segringen, Brassenheim, Tuttlin » et Wasselonne et le Sundgau !

Au programme l’an prochain : Hebel, les Kalendergeschichten et Kolb.

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L’IR payé pour près de la moitié des Français (42%). Pourquoi ne le payons nous pas tous?   Quitte à ce qu’une partie en soit remboursé. C’est ce qui se passait au Canada. Cet acte —  payer l’impôt avant qu’il ne soit pour une partie remboursé — n’est pas aussi simple que le croient les Énarques. Ces Énarques il faudrait leur faire lire la Philosophie de l’argent de Simmel.
Faut-il dire que les trois quart des gilets jaunes qui manifestent ne sont pas imposables (Le Monde). ?

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Les gilets jaunes
: comme une envie de dictature…

Les gilets jaunes, ce sont en fait : des gilets bruns ! Pierre Bietry ça vous dit quelque chose ?…

« Ou tels intellectuels qui, à la façon de Luc Ferry ou Emmanuel Todd  insinuant que ce n’est peut-être “ pas un hasard ” si les casseurs ont eu si peu de peine à s’approcher de l’Arc de Triomphe, puis à y entrer et le saccager, leur tendent le plus terrible des pièges pour un mouvement populaire : celui du conspirationnisme. » (BHL)

Un ancien ministre !? C’est écœurant !

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« Une combinaison fatale d’arrogance et de haine de soi empêche les réformes en France.
La Grande Nation donne d’elle-même une mauvaise image : une fois de plus elle s’adonne à son plus cher péché et répète la révolte. Mais derrière la rhétorique révolutionnaire se cache un conservatisme désespéré.» (Pascal Bruckner, NZZ)

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Les œuvres complètes d’Hannah Arendt paraissent chez Wallstein, avec notamment ce manuscrit inachevé « The Modern Challenge to Tradition. Fragments d’un livre » centré sur l’œuvre de Karl Marx et qui fait un millier de pages. Chez qui elle trouve une analyse du travail,  de la violence mais rien sur l’essence du politique : « Das fehlende Interesse für die Frage, wie die öffentlichen Angelegenheiten geregelt werden können und worin das Wesen des Politischen überhaupt besteht, ist nicht auf Marx beschränkt, sondern charakterisiert die ganze Geschichte des abendländischen philosophischen Denkens seit Platon und Aristoteles. Mit dieser Erkenntnis eröffnet sich Arendt einen Denkhorizont, der so weitreichend ist, dass er den ursprünglich vorgesehenen Rahmen des Buchvorhabens sprengt. Man kann an den Texten des vorliegenden Bandes förmlich mit Händen greifen, wie unter ihren Augen der Stoff explodiert. Denn nun geht es nicht mehr nur um Marx, sondern darum, die gesamte abendländische Geistesgeschichte in ihren vorherrschenden Entwicklungslinien neu zu lesen. » (Helmut König)

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Les populistes ou les démagogues ? Wikipedia : « Le discours du démagogue sort du champ du rationnel pour s’adresser aux pulsions, aux frustrations du peuple, à ses craintes. … alors que le populisme renvoie à l’idée de faire ce que l’opinion publique souhaite en critiquant … »

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