Traduisez : Antonio Machado: Pascua de Resurrección !

Un soir, c’était le ramadan, la voisine était venue apporter des gâteries, j’ai entendu chez lui,  près du Grand Rex, Juan Goytisolo dire tout le mal qu’il pensait des traductions françaises de Machado. Henri Abril, qui connaissait quelques espagnols francophiles, le déplorait aussi. Traduisez ce poème et envoyez  nous la traduction (circe@posteo.net). Vous aurez un livre de notre catalogue !

Antonio Machado: Pascua de Resurrección

Mirad: el arco de la vida traza
el iris sobre el campo que verdea.
Buscad vuestros amores, doncellitas,
donde brota la fuente de la piedra.
En donde el agua ríe y suena y pasa,
allí el romance del amor se cuenta.
¿No han de mirar un día, en vuestros brazos,
atónitos, el sol de primavera,
ojos que vienen a la luz cerrados,
y que al partirse de la vida ciegan?
¿No beberán un día en vuestros senos
los que manana labrarán la tierra?
¡Oh, celebrad este domingo claro,
madrecitas en flor, vuestras entrañas nuevas!
Gozad esta sonrisa de vuestra ruda madre.
Ya sus hermosos nidos habitan las cigüenas,
y escriben en las torres sus blancos garabatos.
Como esmeraldas lucen los musgos de las peñas.
Entre los robles muerden
los negros toros la menuda hierba,
y el pastor que apacienta los merinos
su pardo sayo en la montana deja.

Dimanche de Pâques

Voyez comme la vie a repris d’arc-en-
ciel couleurs dans la campagne verdoyante.
Allez cueillir vos amours, jeunes filles,
où jaillit la source d’entre les pierres.
Où chante l’eau, et s’égaie, et ruisselle,
Amour aussi y trouvera son conte.
Dans vos bras, un jour, n’iront-ils pas, de
leurs yeux qui s’ouvrent à la lumière
et s’éteignent au moment de partir,
s’émerveiller du soleil printanier ?
Ceux qui, un jour, vous tèteront le sein
n’iront-ils pas bientôt semer les champs ?
Oh, célébrez ce dimanche de fête,
vous, filles en fleurs qui porterez les fruits !
Réjouissez-vous, l’âpre terre-mère sourit.
Les cigognes déjà s’installent dans leur nid
et sur les tours gribouillent de blancs graffiti.
Rochers moussus brillent telles des émeraudes.
Entre les chênes, de noirs taureaux
mâchonnent de maigres herbes,
et menant son troupeau dans la montagne,
se défait le berger de la cape brune.

(Traduit par Bernard Gillmann)

 

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