Gar nicht mal so lustig !

Berlin. Je vais dans  un restaurant russe (Câfé 4YOU, Mohrenstraße) Situé à côté d’Udo Walz, le coiffeur des célébrités.  La carte tient en une page: des blinis et des pelmenis à toutes les sauces (accompagnés de crème aigre) et des potées (Soljanka). On ne parle que le russe. Ce petit bouiboui permet aux Russes du quartier de déjeuner vite fait : le «Zentrum für Osteuropa- und internationale Studien» et le «Russian House of Science and Culture» et un peu plus loin, l’Ambassade de Russie. Où un diplomate se jettera d’une fenêtre dans la semaine.
Je suis à 400 mètres de mon lieu de rendez-vous (le Musée de la Communication !)

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Dans l’ICE Berlin-Spandau – Offenburg. En face de moi, rentrée à Berlin. Une famille, la mère et les trois enfants (8, 10, ans ?). La mère questionne en allemand, les enfants répondent en français. Sortent du train à Mannheim. Sans doute pour les fêtes. Et puis ils repartiront en sens inverse pour le collège français, le collège Voltaire ?

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«Les éditeurs publient plus de livres pour hommes, mais les livres pour femmes se vendent mieux. » (El Païs)

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Matjes in Senf-Sahne-Sauce mit Pellkartoffeln !

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Staufen en Brisgau : petite ville (8000 habitants). Très connue : car elle donne  chaque année un prix de poésie très connu en Allemagne (10 000 €). Selon la légende, Faust y aurait vécu ! Plus récemment : Peter Huchel y a vécu et terminé sa vie. Staufen possède une librairie : cette librairie vend les mêmes livres qu’une bonne librairie de Freiburg. Même qualité.  Étonné : est-ce que c’est dû aux habitants qui sont les mêmes qu’à Freiburg ?

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Wilhelm Raabe : Das Odfeld. Le Champ de Wotan. Je lis la postface de Monsieur Dittmann dans l’éditions Reclam. Je publierai ce roman en troisième lieu. Ce texte est très bon : il est très bien traduit par Pierre Foucher, c’est sa femme qui le lui a fait lire. Et qui le lui a fait aimer. La postface parle d’une  «Wehrmachtausgabe » ? Comme Hölderlin? Les nazis l’aurait-il accaparé ? Alors que le sentiment général de futilité à la fin du roman est encore accentué par la structure même de l’intrigue : Buchius et ses amis font un grand cercle ; à la fin, il se retrouve au même endroit qu’au début, et les événements horribles entre les deux n’ont rien apporté de bon du tout. Das Odfeld est sûrement l’une des œuvres les plus pessimistes et aussi les plus modernes de Raabe, offrant un contraste frappant avec de nombreux romans de l’époque (Cooper, Walter Scott). Je lis l’article de Göritz :  «Die Felder der Zukunft ».

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Nath m’envoie de Berlin des photos du nouveau REWE (qui prend tout le rez de chaussée du POCO) : les rayons russes avec notamment des bouteilles de Birkensaft : du jus d’érable! Le quartier est en grande transformation. Création du Campus Siemens !

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Le 11 novembre. nous irons à Bâle pour l’expo Goya chez Beyeler. Plus importante que celle de 2005 vue à l’Alte Nationalgalerie à Berlin: peut-être moins de public à Bâle. Et surtout plus ample que les Goya vus lors de mes nombreuses venues à Madrid au Musée San Fernando ou au Prado où je n’ai jamais réussi à voir « Le trois mai 1808 à Madrid  »… En attendant je lis la «  biographie » d’Eugenio d’Ors.

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Notiz de Ilse Aichinger

Die Tapeten im Dunkeln
lesen lernen,
den Blick auf die Farne
dem Tode voran,
die Schatten, alle
die unsern Abenden leuchten.

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[extrait de mail] «Je crois que la dernière fois que j’ai vu la libraire de Gerardmer : elle m’a dit qu’elle employait quelqu’un maintenant. Quand vous voulez ouvrir une librairie vous avez droit à une subvention. C’est rageant de ne pas avoir eu cette subvention. Mais c’est encore plus rageant d’entendre la raison donnée au refus : il y a pas de gare à Gerardmer ! Elle aura passé des journées à travailler du matin au soir. On achète nos livres généralement chez elle !
L’empire Boussac : on a peu parlé des faillites monstres par rapport aux problèmes la vallée de la Fensch. Le chômage pour tout le monde, et le problème était réglé. En tout cas pour les politiques. Allez savoir pourquoi. Les mosellans sont partis à Fos-sur-Mer. La siderurgie a déménagé. On a nommé un préfet hors cadre (ou ministre ?). Qui a bien fait son travail. Jacques Chérèque.
Alors : quand j’apprend qu’une entreprise embauche 50 personnes à Senones et la scierie à Moussey embauche 60 personnes, je me dis que quelque chose est en route. Quand les agents immobiliers mettent des placards « Vendu » aux maisons qu’ils ont vendu ! Que la ville de Senones a l’intention de reconstruire le 2e château qui, a été racheté il y a bien longtemps par un groupe de médecins friqués: de peur qu’il ne tombe complètement en ruines! »

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Article dans la FAZ (!) : Dante traduit par Rudolf Borchardt : « Aber wie gut ist das seiner Übersetzung der Göttlichen Komödie bekommen? Nichts weniger als die Reparatur der Geschichte schwebt ihm vor: Eindrücke bei der Erstlektüre von „Dante – Deutsch von Rudolf Borchardt“.» Certes, il existe des manières plus commodes de dialoguer avec Dante, mais le confort n’est guère un désir légitime par rapport à l’étrangeté d’une œuvre aussi complexe, compliquée, savante et poétique d’un monde infiniment lointain. Quiconque a escaladé le paysage accidenté de montagnes et de vallées de cette comédie allemande n’a certainement pas seulement lu Dante, mais Dante et Borchardt en même temps. Mais curieusement, le lecteur a maintenant plus que jamais le sentiment qu’au cours de ses lectures, même de ses semaines de travail, il a réellement appris quelque chose sur ce qui rend ce poète si profondément vrai.

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Le débat entre les LR sur LCI : les 5 qui se présentent pour pouvoir gagner le droit de conquérir à la présidentielle. Il faudra partir si l’un ou l’autre gagne ! Je suis sérieux. Certains (Xavier Bertrand) ne parlent qu’à Pujadas : ils sont pourtant à deux à présenter l’émission (Ruth) ? Pujadas: Le prochain Président est peut-être dans la salle ? Ah bon ? La désindustrialisation : comme s’ils n’étaient pas aux affaires ! Je sais que Nath avait fait son cours : sur les services — c’était quand ? Chirac ? Sarkozy ? Nath se demandait : «où sont les usines ?» Autre chose : ils ne savent pas poser leur voix ! C’était tous contre Banier et tous pour ma pomme.

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Décembre 2021 – Janvier 2022 : Passage à l’hosto. Raconter pourquoi. Et après Berlin. Me refaire une santé. Santé que je n’ai pas pu me refaire avant à cause d’Ishaghpour.

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De retour de Strasbourg. Vu le cardiologue et l’anesthésiste. Nous nous arrêtons à Entzheim pour déjeuner. Affiché sur la porte du restaurant encore fermée : quatre  propositions de boulots. Idem : une proposition de boulot à Gresswiller.

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Premier dimanche de l’Avent.

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La chancelière sortante doit assister à sa cérémonie militaire d’adieu ce jeudi 2 décembre, à Berlin. Conformément à la tradition allemande, Angela Merkel a choisi pour l’occasion trois mélodies, dont une chanson de la chanteuse punk Nina Hagen (?). Un choix surprenant, mais cohérent, selon le Tagesspiegel. Du punk et de la musique religieuse ? Pour rythmer sa cérémonie militaire d’adieu à la chancellerie, Angela Merkel a choisi des chansons relativement éclectiques. « La chancelière sortante a opté pour Für mich soll’s rote Rosen regnen, de Hildegard Knef, et le cantique œcuménique Grosser Gott, wir loben Dich, relate le Tagesspiegel. La fanfare militaire de la Bundeswehr jouera également à la trompette Du hast den Farbfilm vergessen de Nina Hagen. » Ce qu’ils oublient de dire : c’est que c’est une chansonpolitique ! Ecoutez la version de Katrin Saas !

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Slavoj Zizek: « Die Pandemie ist nur eine Probe für die wirkliche Krise. » !!

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Je comprends que des veilles gens, sans être antivax, n’aillent pas se faire vacciner : quels sont les instruments qu’il faut avoir pour joindre doctorlib !!? Mes parents n’auraient jamais pu se débrouiller.

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