La poésie d’amour

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« La poésie sera toujours proche de l’amour. C’est un thème illimité et qui renaît à jamais, comme s’il était inaugural. Sans doute ressemble-t-il en cela l’amour même : tout amour est le premier. La poésie amoureuse est  le secteur le plus vaste de l’histoire de la poésie. Un des plus dangereux, aussi bien, un des plus difficiles et des plus déformés… »

Roberto Juoarroz, Poésie et réalité

… de Rilke :

ISBN : 978-2-84242-380-3| Prix : 12 €|144 pages

Traduite de l’allemand et présentée par Sibylle Muller

« C’est à peine si nous sommes les collaborateurs de notre amour , et c’est par cela même qu’il restera au-dessus des dangers banaux. Tâchons de connaître ses lois, ses saisons, son rythme et la marche des constellations à travers son vaste ciel étoilé. » ( Rilke à Merline, le 28 septembre 1920).

Rainer Maria Rilke dessine à travers sa poésie amoureuse une géographie universelle de l’amour, des premiers regards échangés à la douleur de l’absence. Au-delà de l’expérience intime, à côté des grands poèmes métaphysiques où s’inscrit une métaphysique de l’amour, le poète s’adresse dans les poèmes réunis dans ce volume à la Bien-Aimée : femme multiple et unique, pensée (mais non rêvée), extrêmement proche et extrêmement lointaine en même temps, dans la figure de laquelle s’opère la transmutation du discours amoureux en discours poétique.


www.thierry-guinhut-litteratures.com/2015/04/pour-l-amour-de-rainer-maria-rilke.html

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… de Tsvétaïéva :

« Chaque vers est enfant de l’amour » écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l’exacerbation amoureuse, l’énergétique passionnelle est effectivement une des caractéristiques de son œuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des « muses » masculines ou féminines, c’est qu’elle n’est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne. Il s’agit non pas tant de chanter, célébrer, sanctifier l’objet de sa passion, son propre sentiment, de mettre en scène l’épiphanie de l’amour ou la souffrance de la séparation, que de fonder sa poésie, donc son être même, sur un « absolu de l’amour » antérieur au monde et qui trouve sa plus parfaite expression dans le langage fondateur. La poétique de la rupture, propre à Tsvétaïéva, déterminait elle-même dans une grande mesure son comportement amoureux. Le traducteur s’est par conséquent efforcé de restituer les articulations sémantico-prosodiques de cette « étreinte de poésie » qui, lorsqu’elle aura reflué, ne pourra déboucher que sur la mort. « Puisque j’aurai pu cesser d’écrire des poèmes, je pourrai aussi un beau jour cesser d’aimer. Alors, je mourrai. Et ce sera bien sûr un suicide, car mon désir d’amour est tout entier désir de mort », avait-elle consigné dès mars 1919 avec une précision cliniquement prémonitoire. Marina Tsvétaïéva, un des plus grands poètes russes, avait choisi l’exil en 1922 puis était rentrée en Union Soviétique dix-sept ans plus tard, avant de se pendre à une vieille poutre le dernier dimanche du mois d’août 1941.

ISBN : 2-9778-84242-381-0
128 pages
Prix : 12 €
Traduite du russe et présentée par Henri Abril

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… de Mandelstam :

Si la poésie amoureuse, comme le relevait Nadejda Mandelstam, tient une place quantitativement modeste dans l’héritage du poète, on ne saurait la qualifier de « périphérique » pour autant que ces quelques poèmes marquent des jalons essentiels de son parcours. Préparant, lors de son exil à Voronej, une émission radio sur la jeunesse de Goethe, Ossip Mandelstam notait que les femmes aimées avaient été pour le poète allemand « les passerelles solides par lesquelles il passait d’une période à une autre ». Sans doute parlait-il également pour lui-même tant il est frappant que chacune des phases de son œuvre est encadrée, introduite et close par les quelques poésies que lui inspirèrent les différentes « muses » : Marina Tsvétaïéva et Olga Arbénina pour Tristia, Nadejda et Maria Petrovykh pour les Poèmes de Moscou, Olga Vaxel et Natalia Chtempel pour les Cahiers de Voronej… Avec le temps, au fil de l’œuvre, les « tendres Européennes » sembleront toutefois se fondre dans un même visage qui pourrait avoir nom Hélène, laquelle d’ailleurs apparaît en tant que telle, ici et là, et qu’il lui arrive d’opposer à sa femme Nadejda, dans la mesure où celle-ci avait fini par ne faire qu’un avec le poète dont elle a préservé les vers pour la postérité, par delà les vicissitudes tragiques de l’époque stalinienne et la Kolyma.

Traduite du russe et présentée par Henri Abril

ISBN : 2-9778-84242-381-0
120 pages
Prix : 12 €

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… de Thomas Hardy :

ISBN : 2-9778-84242-381-0 | Prix : 12 € | 120 pages

Traduite de l’anglais et présentée par Jean-Pierre Naugrette

Lorsque Emma Lavinia Gifford, épouse Thomas Hardy, décède le 27 novembre 1912, le couple qu’elle forme avec le célèbre romancier et poète, est depuis plusieurs années marqué par la maladie d’Emma, sa réclusion, la défiance mutuelle, le silence, l’indifférence apparente de Thomas, la séparation physique dans la maison de Max Gate. Une femme, Florence Dugdale, existe dans la vie de Hardy : elle deviendra sa deuxième épouse. Pourtant, le décès d’Emma, que le poète conçoit comme imprévu et brutal — elle n’a même pas proféré d’« Au-revoir » —, va précipiter la composition de ses Poèmes d’amour à Emma, que Claire Tomalin décrit comme des « Élégies inattendues ». Lui qui ne lui parlait plus de son vivant, et semblait si singulièrement indifférent à son état, ne va cesser de l’interpeller sur le mode du « te souvient-il », de revisiter par la poésie les lieux chéris de leurs randonnées et promenades communes dans cette contrée du Wessex mythique explorée dans les romans. L’évocation de la façade Atlantique, avec ses falaises et ses promontoires, le dispute à celle des chemins, routes et chemins familiers qu’ils empruntaient ensemble. Chez cet écrivain qu’admirait Proust et contemporain de Henry James, c’est tout un processus de remémoration qui se met en place, visant à reconstruire l’image d’Emma disparue à travers des instantanés de souvenirs vivaces. À force de l’interpeller, le poète finit par faire parler Emma d’outre-tombe, et faire entendre la voix fantomatique de celle qui se définit elle-même comme « Celle Qui Hante ».

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… d’Anna Akhmatova

ISBN : 978-2-84242-432-9 Prix : 12 € | 120 pages

Traduite du russe et présentée par Henri Abril

Anna Akhmatova (1889-1966) eut très tôt conscience d’avoir donné la voix aux femmes dans la poésie russe en leur « apprenant à parler de l’amour ». Dès ses deux premiers recueils Le Soir et Le Rosaire, parus en 1912 et 1914, elle devient une star avant la lettre, étant imitée par les jeunes femmes dans sa façon de s’habiller et de se coiffer, suscitant surtout une multitude de vocations poétiques et d’épigones durant des décennies, en dépit même de l’ostracisme officiel, de l’interdiction de publier qui la frappera en 1926-1939, puis de 1946 à 1958. Aujourd’hui encore, les jeunes mariées se voient offrir un livre de celle qui pour les russophones restera à jamais le chant même de l’amour.

La nouveauté radicale d’Akhmatova, qui représentait aux côtés de Goumiliov et Mandelstam le mouvement acméiste appelé à rompre avec le flou métaphysique et formel du symbolisme, résidait moins dans la « déferlante amoureuse » de sa poésie que dans une poétique inédite. Ayant « puisé dans la prose russe du dix-neuvième siècle sa sensibilité morale, la vérité des motivations psychologiques », elle fait de chaque poème un fragment de nouvelle ou de roman, une page arrachée à un journal intime, retraçant toutes les phases et situations de l’aventure amoureuse. « L’héroïne lyrique, comme le notait dès 1923 le grand poéticien russe Boris Eichenbaum, est un oxymore incarné, tressant l’émouvant et le sublime au terrestre et à l’effrayant, la simplicité à la complexité, la sincérité à la malice et la coquetterie, la bonté à la colère, l’humilité monastique à la passion et la jalousie ».l

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… La poésie amoureuse chinoise

(Période ancienne) *

(Période moderne) **

Traduite et présentée par Marie Laureillard et Gilles Cabrero

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… La poésie  amoureuse de William Butler Yeats

Traduite et présentée par Marion Naugrette-Fournier

 

La poésie amoureuse de Pouchkine, de Goethe…

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