Te saxa loquuntur

« Te saxa loquuntur » : « Les pierres parlent de toi » : Non, ce n’est pas une citation latine qu’utiliserait dans ses poèmes Francis Ponge ! C’est la phrase qui couvre la Felsenreitschule de Salzburg où Castellucci donne sa version de Salomé de Richard Strauss. Après une autre Salomé, il y a dix ans, par  Luc Bondy. « L’opéra, le plus choquant de tous les temps », dit le metteur en scène italien. Il faudrait parler ce que l’on ne voit pas : pas de danse des sept voiles et pas de tête de Jean Baptiste coupée et ensanglantée sur son plateau d’argent … Le monologue final est entre Salomé et le torse sans tête humaine remplacée par une tête de cheval… Mais surtout Salomé est Asmik Grigorian, une soprano lituanienne à nom d’arménienne. Et dans trente ans on parlera encore d’elle. Tant elle est belle. Et espérons que le spectacle tournera dans les opéras européens. A des prix abordables.

Il faudrait parler aussi de ce festival hors de prix (vraiment), où les places au marché noir s’arrachent littéralement. Même  pour Jedermann. Les places sont « sold out ». Parler du marché de l’art dont toutes les galeries ont une boutique  salzbourgeoise.
Il faudrait, dire aussi quelques mots de la captation  (superbe) pour la 3sat (la chaîne culturelle allemande). Qui mérite bien plus le qualificatif de « culturelle » qu’Arte. Pas seulement pour les captations de spectacles mais aussi pour les émissions littéraires.

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