la poésie russe de l’exil… Venclova & Khodassevitch

«   Mais là aussi, il y avait Khodassevitch, un ami de Nabokov, qui mourut en 1939 à Paris. […] Tant Gorki que Nabokov, c’est-à-dire deux écrivains aux vues et aux goûts totalement antagonistes, le considéraient comme le meilleur poète russe du XXe siècle. […] J’avais lu un de ses volumes en 1968 dans l’appartement de Brodsky et me souvenait qu’en pleine solitude, j’avais soulevé une épée appartenant à Joseph afin de saluer les plus beaux vers de Khodassevitch. Je pouvais à présent mieux connaître son œuvre. Sa poésie pertinente, acérée, stoïque, moderne et en même temps impeccablement classique avait pour moi autant d’importance que Pasternak, Mandelstam et Akhmatova. . . »

Tomas Venclova, Le Nord magnétique,
Suhrkamp, Berlin,  2017, p. 576

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